Sans en être forcément conscients, nous sommes drogués à l'énergie ... pour nous déplacer, nous chauffer, pour la production de nourriture, de vêtements et d'objets divers que nous consommons.

Les énergies fossiles représentent environ 50% (1a) de l'énergie primaire et 60% (1b) de l'énergie finale que nous consommons. En vertu de sa grande densité énergétique, 1 litre d'essence contient l'énergie -32 MégaJoules- (2) correspondant au travail de 3200 tonnes soulevées sur 1 mètre. Avec un charriot élévateur de très médiocre rendement, le travail  fourni par 1 litre d'essence pourrait se réduire à 300 tonnes soulevées sur 1 mètre ... soit tout de même l'équivalent de 3000 personnes dont chacune soulèverait une masse de 100 kg sur 1 mètre ... Tout ce monde pour un litre d'essence !!!

Pour notre malheur, ces énergies fossiles dégagent une grande quantité de CO2, Gaz à Effet de Serre (3) puissant qui est l'un des principaux responsables du réchauffement climatique. Et en 2022, la France a émis 403,8 millions de tonnes de CO2 (sans compter celui résultant des produits que nous importons).

Bannir les énergies fossiles, OUI, mais comment bifurquer ?

Nous sommes confrontés à des situations d'extrême urgence (démocratiques, environnementales, économiques, sociales), face auxquelles s’impose une réponse de synthèse, compatible avec l'ensemble des exigences. L’objectif n’est pas facile à réaliser, car la démarche implique d’affronter des structures de pouvoir qui défendent de puissants intérêts privés, mais aussi  l’imaginaire d’un « confort consumériste » institué dans une grande partie de notre société. La difficulté, c'est qu'il faut tout remettre à plat.



-1- Consommer moins d'énergie, d'eau et de matériaux :


-2- Substituer aux énergies fossiles d'autres énergies peu émettrices de CO2.

Mais alors, quelles énergies développer ? L'énergie nucléaire, les Énergies Renouvelables ?


-a- Produire plus d'énergie en construisant de nouvelles centrales nucléaires est une dangereuse illusion et un mauvais choix pour de nombreuses raisons :

-b- A contrario, sortir des énergies fossiles, puis du nucléaire, c'est possible. Les installations photovoltaïques et éoliennes (sur terre et en mer) réalisées en France pendant les 17 ans de chantier de l'EPR de Flamanville ont produit 72,2 TWh en 2023 (34), l'équivalent de 6 ou 7 EPR (sans aucun risque ni surcoût). Mais ce rythme d'installations nouvelles est très insuffisant pour remplacer l'ensemble des réacteurs qui arriveront en fin de vie.  Il est nécessaire de :

-3- Ce programme de bifurcation énergétique est nécessaire, créateur d'emplois, de bien être et d'économies.

Les dispositifs producteurs d'Énergie Renouvelable utilisent une source d'énergie gratuite : le soleil, le vent, les courants, les vagues ... alors que l'importation d'énergie représente un coût considérable : les douanes françaises ont révélé une facture de nos importations énergétiques (54) s’élevant à 148 milliards € en 2022 (et "seulement" 60 milliards € en 2024). 

Une situation largement liée au prix du gaz, et à l'organisation du marché européen de l'énergie, qui a engendré une explosion de la spéculation et donc une explosion des prix.  C'est ainsi qu'EDF a vendu l'électricité au tarif de l'ARENH, à 42 puis 46 €/Mwh à ses concurrents qui la revendaient sur le marché 10 à 20 fois plus cher.

L'explosion des prix de l'énergie (électricité, gaz, carburants) met en grande difficulté la large majorité des citoyen-nes, créant des incertitudes quant à leur avenir et contribuant au nombre croissant de faillites d'entreprises  (70077 en 2026, après 68500 en 2025) (55).

Une politique cohérente exige en particulier de :